Souveraineté Numérique : Les présidentielles et le numérique -octobre 2021


Souveraineté Numérique : Les présidentielles et le numérique -octobre 2021

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Article N°25692

Souveraineté Numérique : Les présidentielles et le numérique -octobre 2021

Je publie sur #smartrezo mon nouvel article aussi disponible sur mon site d'information www.effisyn-sds.com sur un point d'étape pour évaluer la place de la #SouverainetéNumérique dans le débat présidentiel.
Il s'agit pourtant d'un point important sur notre futur comme nation indépendante. Je vous laisse découvrir et réagir. Bonne lecture.

Nous sommes encore à 6-7 mois des élections présidentielles, les programmes commencent à se former et à s’étoffer en fonction des différents candidats ou pré-candidats. Il me semble intéressant de voir à cette étape préliminaire où en est la réflexion sur la transformation numérique de notre société, et donc la place que pourrait ou devrait avoir le numérique dans cette campagne.
Il s’agit là d’un premier article. J’essaierais d’analyser l’évolution des positions des candidats sur cette thématique, si tant est qu’ils en aient une !

Etat des lieux
Le sujet du numérique est quelque chose d’important, comme a pu nous le montrer la pandémie. Grâce à nos infrastructures existantes, et la volonté de déployer la fibre le plus largement possible, nous avons pu encaisser le choc d’un passage massif au télétravail imposé par les circonstances.
Les questions de souveraineté dans ce secteur, avec les gros enjeux autour de l’utilisation de nos données ont été mis en lumière, et l’’on a vu l’émergence d’un collectif d’acteurs du numérique français PlayFranceDigital. Le gouvernement semble avoir commencé une prise de conscience tardive qui a du mal à se concrétiser dans les actes, même s’il y a quelques signes encourageants…
Dans le manque de réaction, je citerais deux exemples, tout d’abord concernant le Data Hub Santé, la Plateforme des Données de Santé des Français, pourquoi la migration du de Microsoft Azure vers une solution souveraine n’a-t-elle toujours pas démarrée ? Pourquoi la BPI utilise-t-elle toujours AWS pour le référencement des PGE (Prêts Garantis par l’Etat), alors que cela contient des données financières extrêmement stratégiques sur la santé financière de nombre d’entreprises françaises ? Ces deux plateformes d’hébergement Cloud que sont Microsoft Azure et AWS d’Amazon dépendent du Patriot Act et Cloud Act, des lois extraterritoriales américaines. De plus, avec l’invalidation du Privacy Shield, il n’y a plus possibilité de transférer des données vers les US sans un minimum de contractualisation et de clarification sur le devenir des données…
Dans les signes positifs, nous avons les ministres qui ont été priés d’abandonner #WhatsApp, il était temps ! pour Tchap une messagerie française open-source, ils auraient pu aussi se tourner vers #olvid la messagerie réputée la plus sûre du monde avec ses certifications ANSSI. Citons encore avec la décision, de la Direction du Numérique de l’état (DIRNUM) de rappeler qu’Office 365 (Microsoft) est non conforme à la politique « cloud centre », même si elle semble prête à quelques entorses (Silicon).
Comme nous pouvons le constater, l’ensemble de ces sujets sont critiques et ont des impacts sur notre indépendance, notre démocratie, notre économie. S’il est appréciable de constater qu’un certain nombre de lignes commencent à bouger, cela reste timide, et compte tenu des enjeux géopolitiques et de compétition économique (crise australienne), il est temps de passer à la vitesse supérieure…

Quelles propositions pour protéger et renforcer notre souveraineté numérique ?
Lors d’un précédent article, j’avais eu l’occasion d’en appeler aux futurs candidats à la présidence de la république (Article Effisyn SDS). J’ai eu l’occasion de développer quelques idées à cette occasion.
Il y a bien entendu les mesures phares portées par PlayFranceDigital :
  • Flécher 50% de la commande numérique des administrations françaises vers des acteurs nationaux ou européens (si pas d’acteurs nationaux)
  • Mise en place de dispositifs opérationnels conformes à ce cap, mécanismes incitatifs en faveur du développement et de l’adoption de solutions numériques françaises.
  • Création d’un index des entreprises françaises (et européennes) offrant des solutions souveraines face aux besoins et usages du numériques.
Il y a donc pour reprendre une formule familière, du grain à moudre, alors, que peut-on observer à la lecture des différents programmes électoraux ?

Positionnement à aujourd’hui des principaux candidats ou pré-candidats de l’élection présidentielle
Afin d’effectuer cette analyse, je me suis appuyé sur le travail effectué par la Fondation iFRAP, qui propose un comparateur de programmes plutôt bien fait et détaillé. Et je dois dire que la collecte est maigre… Pas un seul des programmes n’aborde le sujet du numérique et de la nécessité d’une stratégie claire sur le sujet.
On y aborde encore que très légèrement les aspects de réindustrialisation et de souveraineté, qui ont pourtant été des sujets criants mis en exergues par la pandémie du covid-19 !
Tout le monde s’accorde sur l’importance que revêt le numérique, sur la transformation de notre société, en termes de nature du travail, risques ou opportunités sur l’emploi d’aujourd’hui et de demain mais pas une seule ligne dans les programmes ! Pas une seule ligne non plus sur les enjeux que posent le numérique sur notre démocratie et nos rapports sociaux.
Alors qu’il s’agit d’un thème transverse et qui touche l’ensemble des sujets : emploi, éducation, recherche, industrie, défense, jusque l’écologie, pas un mot dans aucun des programmes à ce jour ! Effarant non ? Je veux croire que ce n’est que parce que nous sommes à un stade très en avance de l’échéance, que nous n’avons pas encore eu de positions claires abordées sur le sujet, en dehors du frémissement observé de la part du gouvernement.

Conclusion
Même si nous sommes encore loin de l’échéance présidentielle, il est plus que temps que l’ensemble des candidats, quel que soit leur couleur politique se saisisse du sujet. En effet le numérique et la souveraineté numérique sont en fait transverses sur bien des sujets et ne pas en tenir compte, c’est l’assurance de nourrir en notre sein les futures failles qui remettront en cause un redressement possible de notre économie, de nos emplois mais aussi de rayonnement culturel de la France !
Mesdames et messieurs les candidats, réveillez-vous ! Il est temps de prendre à bras le corps ce sujet, et notre écosystème numérique est suffisamment riche et vivant pour vous appuyer sur lui !
A bon entendeur…

Emmanuel MAWET

Lien :www.effisyn-sds.com

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